Un Manager qui prend la décision de s’expatrier professionnellement dans un pays étranger sacrifie temporairement son besoin de sécurité pour combler son besoin de nouveauté.

Il accepte pour cela de prendre le risque de vivre dans un autre pays et de connaitre une nouvelle culture pour satisfaire son besoin de nouveauté en sacrifiant la relative sécurité émotionnelle et d’emploi qu’il connait dans son pays d’origine.
Certains cadres d’entreprise sont plus prompts à sacrifier leur besoin de nouveauté au profit de leur besoin de sécurité et vice versa.
S’expatrier dépend d’une série de facteurs, le moment d‘une carrière professionnelle (jeune diplômé ou cadre confirmé)le contexte d’une vie familiale(père de famille, jeune marié ou célibataire),la personnalité(timide ou extravertie).

Il n’est pas exclu également qu’un facteur culturel puisse également confirmer une tendance des individus au sacrifice d’un besoin au profit d’un autre.
Par exemple, les personnes issues des cultures plus volontaristes et mal à l’aise avec l’incertitude présenteront une tendance à favoriser le besoin de sécurité au détriment du besoin de nouveauté, même si elles reviennent plus tard sur leur premier jugement pour mieux y réfléchir.

 

Les entretiens de recrutement : Accorder à un fait cent fois plus de valeur qu’à un jugement fondé sur une impression!

Encore trop de consultants RH durant les entretiens fondent leur jugement sur une impression projetée par un candidat.

Dans un entretien d’emploi, toute interprétation portée sur les compétences ou la personnalité du candidat qui ne serait pas étayée par des arguments, des faits et des preuves doit être absolument rejetée.

L’approche des consultants de Phénicia conseil consiste à ne pas tenir compte du contenant de l’entretien (la forme, les apparences et la façon dont s’est déroulée l’entretien) pour privilégier uniquement du contenu dans la recherche d’arguments, de faits et preuves de compétences dans l’analyse d’un parcours professionnel.

Le syndrome de la première impression affecte l’analyse des recruteurs…il faut s’interdire d’avoir une première impression lors d’un entretien de recrutement et bannir définitivement l’emploi du terme “bon ou mauvais feeling “vis à vis d’un candidat.

Quand une mauvaise impression sur un candidat surgit inopinément sans l’avoir recherchée, il faut se forcer à l’oublier et ne pas en tenir compte, pour se recentrer sur l’essentiel: Son parcours professionnel, les objectifs qui lui ont été fixés dans ses différentes fonctions et les actions qu’il a menées pour les atteindre.

C’est relativement facile, quand on se remémore toutes les injustices et les déboires que nous ont infligés ceux qui nous ont appliqué la fameuse première impression!

Remettre en cause la qualité d’un parcours professionnel en raison d’une mauvaise impression liée à une attitude d’un candidat qui ne correspond pas à nos attentes, lors d’un entretien est totalement inacceptable.

La nature humaine est trop complexe pour qu’une personne puisse être analysée, jugée et cataloguée sur la première minute de contact, sur l’intensité d’une poignée de main,ou encore sur une mauvaise élocution provoquée par la pression inhérente à un entretien.

La première impression doit être l’ennemi de tout recruteur et cabinets de recrutement.

 

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