Secteur Minier

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Présentation du secteur :

Dans le secteur minier, les mesures de restriction imposées par les Etats pour empêcher la propagation du virus ont secoué les marchés et changé les habitudes de nombreux acteurs économiques. Pourtant, en Afrique, on ne retiendra pas que les conséquences du coronavirus sur l’activité minière. 

 

La hausse historique du cours de l’or :

Alors que la plupart des matières premières ont vu leurs cours chuter avec la conjoncture économique mondiale, l’or a entamé dès le mois de janvier un véritable rallye à la hausse. Si les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis, après l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani, ont favorisé le début de la tendance, c’est la pandémie de Covid-19 qui en est la principale cause.

 

Bonnes performances en perspective pour les compagnies spécialisées dans l’or :

Le métal jaune connu comme valeur refuge des investisseurs en temps de crise, qui a commencé l’année à 1500 $ l’once, a successivement franchi les barres de 1600 $, 1700 $, 1800 $ et 1900 $… pour atteindre en août un pic historique à plus de 2 000 $/oz. Si les compagnies actives sur le continent africain n’ont pour la plupart pas encore publié leur bilan annuel, il faut s’attendre à de bonnes performances financières, ou tout au moins que le prix de l’or compense la baisse de la production de certains groupes miniers.

 

En crise, l’industrie du diamant est en passe de se réinventer

Au plus fort de la pandémie de Covid-19, l’or était la seule matière première avec un cours en hausse. Certaines, comme le diamant, ont même vu leur marché profondément secoué par la crise sanitaire. Les mesures de restrictions ont en effet réduit la demande mondiale en pierres précieuses et bijoux de la part de consommateurs bloqués chez eux, aboutissant à une dégringolade de la demande mondiale. A titre d’illustration, les importations indiennes de diamants bruts ont plongé de 1,5 milliard de dollars en février à seulement 1 million de dollars en avril, selon les données du Gem & Jewellery Export Promotion Council. La crise a atteint son paroxysme lorsque les deux plus grands producteurs du marché (De Beers et Alrosa) ont opéré d’importants rabais sur les prix des pierres proposées à la vente.

Habituellement cantonnée à ses « traditionnelles ventes aux enchères » physiques, l’industrie a dû se réinventer, « se moderniser » pour citer les mots d’Eira Thomas, PDG de Lucara Diamond, compagnie active sur la grande mine Karowe au Botswana.

Certains producteurs ont essayé de rapprocher leurs produits de leurs clients, alors que d’autres ont directement conclu des accords avec des entreprises de taille et de polissage.

 

Afrique de l’Ouest : Endeavour aux portes du top 10 des plus grands producteurs d’or :

2020 aura été l’année d’Endeavour Mining à plusieurs égards. Les rêves de grandeur de la compagnie canadienne ont tenu l’industrie aurifère en haleine durant toute l’année. Active sur plusieurs projets aurifères en Afrique de l’Ouest, la société a d’abord essayé de fusionner avec Centamin, entreprise opérant sur la seule mine d’or d’Egypte. Les négociations vont cependant échouer en février, poussant Endeavour à chercher d’autres cibles sur le marché.

Endeavour Mining illustre le dynamisme du secteur minier africain :

Elle jette son dévolu sur Semafo, une autre compagnie canadienne, avec laquelle elle conclut un accord de fusion de 1 milliard de dollars canadiens. La transaction, qui sera finalisée quelques mois plus tard, crée une société membre du top 15 des plus grands producteurs mondiaux d’or et le No1 en Afrique de l’Ouest. Insuffisant pour satisfaire l’appétit de ce nouveau géant de l’or et son PDG Sébastien de Montessus qui négocient en novembre le rachat de Teranga Gold, propriétaire de la mine d’or Wahgnion (Burkina Faso) et du complexe aurifère Sabodala-Massawa au Sénégal. Si la transaction est bouclée cette année, elle ferait d’Endeavour l’un des dix premiers producteurs mondiaux d’or.

 

En Guinée, l’heure du développement du projet de fer Simandou semble avoir sonné :

Considéré comme un vieux serpent de mer par bon nombre d’observateurs, mais aussi de citoyens guinéens, le développement des quatre blocs du projet de fer Simandou a enregistré une avancée décisive en 2020. Après plus de 20 ans de tergiversations marquées par des affaires de corruption, un appel d’offres organisé pour attribuer les blocs 1 et 2 est remporté par le consortium SMB-Winning.

La compagnie, qui a déjà fait ses preuves dans le secteur de la bauxite, a conclu en juin avec l’Etat une convention pour l’exploitation des blocs. Elle veut investir pas moins de 15 milliards $ pour la construction d’une voie ferrée d’environ 650 km (le Transguinéen) pour le transport du minerai, et d’un port en eau profonde sur les côtes guinéennes dans la province de Matakang afin d’exporter la production. Avec ce projet, dont l’entrée en exploitation est prévue pour 2025, la Guinée s’apprête à bousculer la hiérarchie mondiale des producteurs de fer.

 

Boom des véhicules électriques : l’Afrique s’active pour exploiter ses minéraux critiques

2020 restera aussi dans l’histoire comme l’année des prémices du boom tant attendu des véhicules électriques. Sous l’impulsion de l’entrée en vigueur des normes d’émission de CO 2020/21 de l’Union européenne, les ventes de voitures électriques ont explosé au cours du premier semestre 2020, atteignant 8 % de parts du marché mondial. En Afrique, les répercussions de cette croissance se remarquent sur l’intérêt pour certains minéraux essentiels dans la fabrication des véhicules électriques. En RDC, AVZ Minerals a conclu un accord pour vendre une partie de sa future production de lithium de Manono au producteur chinois de matériaux pour batteries électriques, Ganfeng Lithium. Si la qualité du lithium de Manono attire les attentions, c’est du côté du Mali que les acheteurs de lithium devraient se bousculer très bientôt.

Le projet Goulamina, au Mali :

Firefinch a publié en octobre une étude de faisabilité qui montre que le projet Goulamina peut livrer près de 450 000 t/an de concentré de lithium avec à la clé des revenus de plusieurs milliards de dollars. Les développements sur ces différents projets, ainsi que sur les autres futures mines de minéraux critiques en Afrique seront à surveiller.

La course pour une alternative à la production chinoise de terres rares a entrainé un regain d’intérêts pour ces ressources en Afrique. Des compagnies comme Pensana (en Angola), Altona Energy (au Malawi) ou encore Oro Verde (en Namibie) ont réalisé d’importantes avancées sur leurs projets.

Indicateur de la santé économique mondiale, le cuivre a traversé tous les états au cours de l’année. Après plus de 10 mois à souffrir de la pandémie et de la baisse de la demande induite, le cuivre a entamé son redressement fin novembre pour atteindre 7 700 $ la tonne, sa meilleure performance depuis 2013.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier l’entrée en production d’une nouvelle mine d’or en Côte d’Ivoire, en l’occurrence celle de Yaouré opérée par la compagnie minière Perseus Mining. Et en Egypte, les réformes de l’Etat pour attirer davantage d’investissements miniers ont abouti à l’octroi d’un permis d’exploitation aurifère à Aton, une première depuis 15 ans, et à l’attribution de pas moins 82 blocs d’exploration. Un vent nouveau souffle sur le secteur minier du pays.

En 2021, il faudra surveiller comment évolue le cours de l’or. Avec les différents vaccins annoncés et les campagnes déjà en cours dans la plupart des pays industrialisés, les analystes s’attendent à voir le métal jaune reculer, mais jusqu’à quel niveau ? D’une manière plus générale, en dehors des questions d’offre et de demande, l’évolution des prix des matières premières minières dépendra en partie de l’évolution de la pandémie de Covid-19.

Kakula, projet de cuivre en RDC : 

En outre, l’actualité minière cette année devrait être beaucoup animée par la poursuite de la croissance du marché des véhicules électriques. Si la tendance entamée en 2020 se poursuit, l’Afrique, une des principales sources d’approvisionnement en matières premières stratégiques pour la fabrication des batteries de ces VE (graphite, lithium, cobalt, etc.), se retrouvera encore une fois sur le devant de la scène. Dans un sens plus global, il faudra aussi surveiller comment évoluent les marchés des matières premières critiques, essentielles pour la transition énergétique, dans un contexte où les investisseurs font de plus en plus de pression pour l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris.

En 2021, plusieurs projets miniers devraient entrer en production. Le plus grand (et le plus attendu) est le projet de cuivre Kakula (en RDC) qui devrait produire son premier concentré de cuivre au troisième trimestre. Ivanhoe Mines prévoit de faire de son projet Kamoa-Kakula, la deuxième plus grande mine de cuivre en production au monde, dès sa douzième année d’exploitation en atteignant un volume annuel de 740 000 tonnes. Au Botswana, l’entrée en production du projet de cuivre Khoemacau est prévue pour le deuxième semestre de l’année, alors que le projet de graphite Vatomina (Madagascar) devrait livrer ses premières tonnes d’ici mi-2021.

Les postes, formations et les diplômes :

 

Foreur-dynamiteur/foreuse-dynamiteuse

Les foreurs-dynamiteurs et les foreuses-dynamiteuses mesurent et déterminent les endroits à forer. Ils effectuent les différentes manœuvres de forage de mines à ciel ouvert ou de carrières selon les plans établis par l’ingénieur. Ils opèrent différents types de machines telles que des foreuses manuelles, pneumatiques et hydrauliques. Ils raccordent les câbles électriques, les amorces ou les cordeaux détonants en série et effectuent la connexion de ces derniers à des exploseurs. Par la suite, ils réalisent des essais sur place afin de déterminer le type et la quantité d’explosifs nécessaires. Ils doivent également charger les explosifs dans les trous de dynamitage et mettre à feu des charges afin de déloger la roche. Ils inspectent les zones de sautage et assurent la maintenance et les réparations mineures des foreuses qu’ils utilisent.

Formations et diplômes :

La pratique du métier est quelque peu différente en fonction du secteur d’activité et les connaissances de base sont du domaine de la mécanique ou de l’hydraulique, du génie civil, du BTP, de la géologie.

A partir des niveaux d’un CAP au BTS les employeurs assurent des formations complémentaires liées à la conduite de machines à forer en respectant les consignes des schémas et plans de forages. Des connaissances dans le domaine des sols doivent aussi être acquises.

Certains CAP, bac pro et BTS du BTP peuvent constituer des formations de départ :

 

Ingénieur minier/ingénieure minière :

Les ingénieurs miniers et les ingénieures minières réalisent de nombreuses tâches liées à la planification, à la conception, à l’organisation et à la supervision de l’aménagement d’une mine ainsi que des installations minières. Ils conçoivent des plans 3D de galeries, de tunnels ou de fosses, vérifient les installations régulièrement, planifient les séquences de minage et analysent des projets d’optimisation. De façon générale, ils préparent et supervisent l’extraction de minerai, mais ils peuvent développer une expertise dans un domaine précis, tel que la planification minière, le contrôle de terrain ou la mécanique des roches, et exécuter des tâches plus spécialisées. Ils déterminent les méthodes sécuritaires et efficaces d’exploitation de gisements miniers et les méthodes appropriées de forage et de dynamitage pour la construction ou l’exploitation d’une mine. Ils planifient et conçoivent ou choisissent la machinerie d’extraction minière et de traitement minier et supervisent la mise en valeur des mines et de leurs structures ainsi que leur exploitation et leur entretien.

 

Formations et diplômes :

Bac S ou STI2D, plus formation de niveau bac+5 Voie royale : les 6 écoles des Mines (Paris, Alès, Albi, ENSTA Bretagne, Nantes, Douai), qui recrutent pour 3 ans d’études sur concours commun Mines-Pont, après une classe prépa scientifique.

 

On peut aussi les intégrer en admission parallèle à bac +2, après une L2 scientifique, un BTS (plus prépa ATS) ou un DUT, ainsi qu’en admission sur titres en 2ème année après un M1 scientifique.

 

Ingénieur/ingénieure géologue :

Les ingénieurs et les ingénieures géologues effectuent des études géologiques et géotechniques notamment dans toutes les phases d’évaluation et de développement de projets miniers. Ils planifient, conçoivent, mettent à l’essai et supervisent des programmes d’analyse et de collecte de données géologiques, interprètent et compilent les informations recueillies et effectuent la préparation de rapports et de recommandations en matière de génie géologique. Ils planifient, élaborent et coordonnent des études expérimentales et de faisabilité sur les dépôts de minerai, les calculs de réserves de minerai et la conception des mines, cernent les possibilités et supervisent les activités de contrôle des teneurs minérales à des fins de planification et d’amélioration. Ils travaillent en collaboration avec des technologues, des techniciens et d’autres ingénieurs et scientifiques et les supervisent.

Formations et diplômes :

  • Un baccalauréat en génie géologique ou dans une discipline connexe du génie est exigé.
  • Un doctorat ou une maîtrise dans une discipline connexe du génie peut être exigé.

 

Mécanicien industriel/mécanicienne industrielle :

Les mécaniciens industriels et les mécaniciennes industrielles sont responsables du bon fonctionnement de diverses infrastructures utilisées dans l’exploitation d’une mine qui fonctionne habituellement 24 heures sur 24, tous les jours. Par exemple, le treuil, les convoyeurs et le concentrateur sont des infrastructures qui doivent être continuellement en production et fonctionnelles. Ils ont les connaissances et le savoir-faire pour s’assurer que ces infrastructures sont conformes et entretenues selon les plus hautes normes. Ils inspectent et examinent les nombreux équipements fixes tels que les pompes, ventilateurs et générateurs dans l’ensemble des installations de la mine pour y déceler des signes d’usure ou de dérèglement, puis planifient la réalisation de travaux de réparation ou d’entretien préventif pour éviter de futurs bris ou pannes. Leurs vastes capacités professionnelles les autorisent à entretenir les systèmes de transmission de courant sous vide, hydrauliques et pneumatiques.

Formations et diplômes :

Cet emploi/métier est accessible avec un diplôme de niveau Bac professionnel à Bac+2 (BTS, DUT) en maintenance, mécanique, productique.
Il est également accessible avec une expérience professionnelle dans ces secteurs sans diplôme particulier.
Des habilitations spécifiques (électricité, soudure, nucléaire, …) peuvent être requises.
Un ou plusieurs Certificat(s) d’Aptitude à la Conduite En Sécurité -CACES- conditionné(s) par une aptitude médicale à renouveler périodiquement peut être requis.

 

Ingénieur métallurgiste :

Autres appellations : Ingénieur/ingénieure métallurgiste, ingénieur/ingénieure de procédés, ingénieur/ingénieure chimique, etc.

Les métallurgistes dirigent des études sur les propriétés et les caractéristiques des métaux et des minerais et planifient, conçoivent et mettent à l’essai de la machinerie et des procédés pour concentrer, extraire, affiner et traiter les métaux, les alliages et les autres matériaux. Ils sont responsables de l’optimisation des procédés de traitement du minerai, du concentrateur, du tonnage et de la récupération afin d’assurer sa profitabilité. Ils voient à ce que les objectifs en matière de production, de rendement métallurgique, de coûts opérationnels, de santé et de sécurité et de respect de l’environnement soient atteints. Ils évaluent la viabilité et la faisabilité des solutions et des programmes proposés et fournissent des rapports, des budgets et des recommandations. Ils participent à des campagnes d’échantillonnage permettant de caractériser les équipements du procédé. Ils font l’analyse des résultats et en vérifient la validité et la qualité. Ils supervisent les techniciens en métallurgie et travaillent en collaboration avec eux.

Formations et diplômes :

Bac + 5 : diplôme d’ingénieur spécialité matériaux ou master en sciences et génie, chimie et sciences des matériaux…

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