L’analyse de Phénicia conseil sur le marché économique du Maroc

Compte tenu de la richesse du sol marocain, l’économie est dominée par le secteur agricole. Ce secteur emploie près de 34% de la population active et contribue à 11,4% du PIB (Banque mondiale, 2019). L’orge, le blé, les agrumes, le raisin, les légumes, l’arganier, les olives, le bétail et le vin sont les principales cultures du pays. 

La croissance économique repose fortement sur ce secteur. Ces dernières années, le gouvernement s’est concentré sur ce secteur, à travers son « Plan Maroc Vert » et le Fonds de développement agricole

Pour confirmer cette orientation, le budget 2021 du ministère de l’Agriculture a été augmenté de 14% (à 14,8 milliards de dirhams). 

Néanmoins, le secteur a été gravement touché en 2020 par la pandémie COVID-19, ainsi que par un hiver anormalement sec. 

En conséquence, la production finale des trois principales céréales (blé tendre, blé dur, orge) aurait diminué de 39% par rapport à l’année précédente (Direction de la stratégie et des statistiques du ministère de l’Agriculture). La baisse de la valeur ajoutée globale du secteur agricole est estimée à 5,8% en 2020 (Haut-Commissariat au Plan).

Le Maroc dispose d’une quantité relativement faible de ressources minérales, les phosphates étant sa principale source de richesse. 

L’industrie contribue à 25,3% du PIB et emploie 22% de la population active. 

Les principaux secteurs sont le textile, la maroquinerie, l’agroalimentaire, le raffinage du pétrole et l’assemblage électronique.

 

 De nouveaux secteurs sont en plein essor: la chimie, les pièces automobiles, l’informatique, l’électronique et l’industrie aérospatiale.

 

 L’industrie automobile, en particulier, a connu une croissance au cours de la dernière décennie, avec une croissance annuelle à deux chiffres en termes de création d’emplois et d’exportations (devenant ainsi le principal secteur exportateur du pays et le principal centre automobile de l’Afrique). 

 

L’émergence de nouveaux secteurs devrait permettre au pays de réduire sa dépendance vis-à-vis du secteur agricole. 

 

Le secteur industriel marocain est le plus grand bénéficiaire des investissements directs étrangers. 

 

Selon les chiffres de l’office national de statistique, l’indice de la production manufacturière a enregistré une baisse de 21,4% au deuxième trimestre de 2020 par rapport à la même période de 2019 en conséquence directe de la crise induite par le COVID-19, bien que la contraction ait ralenti à -2,6% au troisième trimestre de l’année.

Le secteur des services représente un peu plus de la moitié du PIB et emploie 44% de la population active.

 Elle est portée par l’immobilier et le tourisme, très dynamiques ces dernières années (représentant environ 11% du PIB et atteignant un record de près de 13 millions d’arrivées en 2019).

 

 Les activités tertiaires ont enregistré une tendance à la baisse en 2020, contribuant -4,7% à l’évolution du PIB global au T3, après une plus forte baisse de -7,7% au T2, en raison des restrictions qui ont suivi la propagation du COVID-19 épidémie (Haut-Commissariat au Plan). 

 

Le secteur du tourisme a été particulièrement touché: selon la Direction des études financières et des prévisions, la crise pandémique du COVID-19 a causé au secteur du tourisme marocain une perte de 18,2 milliards de dirhams (environ 2 milliards USD) au cours des sept premiers mois de 2020.

 

Les besoins en recrutements :

 

Le bassin d’emplois :

68% des cadres d’entreprises sont concentrés sur l’axe Casablanca, Rabat, Tanger

 

Les besoins en recrutements :

La région de Casablanca Settat correspond à 29% du besoin national de recrutements 45% des recrutements concernent les secteurs émergents comme l’automobile, l’aéronautique ,les TIC et l’offshoring.

Le besoin prévisionnel des professions libérales  sur le plan du recrutement national représente plus de 1500 opportunités d’emplois 

Les cliniques viennent en tête des corps professionnels représentant 27% suivies des experts comptables agréés : 22%

 

L’impact des investissements sur le volume de recrutements :

En 2021,les projets d’investissement offrent 30000 emplois directs, le secteur du tourisme,l’hébergement et la restauration en détiennent 35% suivi du secteur de l’automobile :12%

 

Les difficultés de recrutement :

L’étude de l’Anapec note plusieurs difficultés rencontrées par les entreprises lors des recrutements :

43% des difficultés citées par les DRH de groupes nationaux Marocains relèvent du manque de savoir faire des candidats,

Les Soft-Skills et la pénurie des profils suite à l’importante demande du marché viennent en second rang avec 16% chacune.

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