L’analyse de Phénicia conseil sur le marché économique de l’Arabie Saoudite

L’agriculture représente 2,2% du PIB et emploie 2,3% de la population active.

 La productivité agricole reste limitée au regard de l’investissement public qui finance le secteur.

 À cause de restrictions géographiques et climatiques (sécheresses), l’Arabie Saoudite importe la plupart de ses besoins en produits agricoles et en nourriture.

 La rareté de l’eau est un sérieux problème régional auquel le pays va surement devoir faire face dans les prochaines années, car la culture croissante de blé constitue une menace d’épuisement de l’eau.

Le secteur industriel représente 47,4% du PIB et emploie 24,8% de la main d’œuvre. Il est dominé par les activités non-manufacturières (exploration pétrolière). 

Le pays a les plus grandes réserves de pétrole du monde et est aussi le premier producteur et exportateur de pétrole au monde.

 Le pétrole représente près de 80% des exportations et de 70% des revenus gouvernementaux (et plus de 40% du PIB).

 La part du secteur industriel non-pétrolier augmente au gré des efforts de diversification économique des autorités Saoudiennes.

Enfin, les services représentent 50,4% du PIB et emploient 72.9% de la population active. Ce secteur est principalement dominé par le tourisme, la finance, les services bancaires et le secteur de l’assurance.

Le tourisme génère de très hauts revenus (avec près de 4 millions de touristes par an), particulièrement grâce au Hajj, le pèlerinage de la Mecque ayant lieu durant le dernier mois de l’année Islamique, que tous les musulmans sont supposés faire au moins une fois dans leur vie.

 Le pays a instauré un nouveau visa de tourisme pour les ressortissants d’environ 50 pays, dans le but d’augmenter les recettes liées au tourisme.

 

Le marché du travail en Arabie Saoudite :

A fin 2020, le nombre de salariés s’élevait à 13,35 millions, dont 3,25 millions de Saoudiens et 10,1 millions d’étrangers. Dans le contexte de contraction de l’activité, le nombre de salariés étrangers a diminué de 365 000 en 2020. A fin 2020, le secteur public comptait 1,63 million de salariés, soit près de 17% du total des emplois salariés. 

46% des Saoudiens étaient employés dans le secteur public et 54% dans le secteur privé. Les étrangers étaient employés à 62% dans le secteur privé, 36% sur des emplois de domestiques et 1% dans le secteur public. 

Les femmes représentaient 19% de la population salariée. Le taux d’activité des femmes saoudiennes est cependant en hausse constante. Il est passé de 17% début 2017 à 26% au 1er trimestre 2020, pour atteindre 33% fin 2020. 

Pour faire face à un chômage structurel élevé, les autorités ont mis en place dès 2011 une politique de préférence à l’emploi des nationaux dans le secteur privé. L’efficacité de cette politique se heurte toutefois à des problèmes de qualifications et de coût de la main d’œuvre saoudienne dont les rémunérations sont supérieures à celles des salariés étrangers.

 

Le recrutement d’expatriés en Arabie Saoudite 

Le Royaume est très dépendant de la main d’œuvre expatriée et les étrangers sont courtisés.

L’Arabie Saoudite est reconnue pour son poids économique dans l’industrie pétrolière qui génère le plus de recrutements d’employés expérimentés.

A ce sujet, il est à noter  que l’Arabie saoudite ne reconnaît pas les diplômes d’études supérieures autres que les diplômes universitaires. Les groupes saoudiens recrutent principalement des expatriés titulaires au minimum d’une licence.

Dans leur contrat de travail, les expatriés bénéficient au moins d’un billet aller/retour vers leur pays d’origine ainsi que pour leur famille, un logement payé ,une couverture

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