L’analyse de Phénicia conseil sur le marché économique de la Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire est le plus grand producteur et exportateur mondial de cacao (30% de la production mondiale), l’un des trois plus grands producteurs et exportateurs de noix de cajou et un important exportateur d’huile de palme, de café et d’huile. 

L’économie du pays repose principalement sur l’agriculture. 

Le secteur primaire contribue à près d’un cinquième du PIB et emploie moins de la moitié de la population active du pays (48%). Le gouvernement tente de maximiser la production agricole en développant des unités de transformation des matières premières. En janvier 2019, il a lancé un plan à 5 ans (2018-2023) financé par la Banque mondiale, évalué à 107 milliards XOF. Ce dernier vise à rendre le secteur de la noix de cajou plus rentable.

 Ces dernières années, la production de caoutchouc a considérablement augmenté.

 Le secteur pétrolier a pris du poids, tirant parti d’un taux de croissance soutenu et d’importants investissements. Le pays possède certaines activités minières, en particulier de minéraux précieux, tels que l’or et les diamants, mais aussi le nickel.


Le secteur industriel contribue pour un quart du PIB mais n’emploie que 6% de la population active. Les principaux secteurs industriels du pays comprennent la transformation des aliments, le textile, les matériaux de construction, les engrais, la conserve de thon et les motos, l’assemblage de véhicules et de vélos.


A l’instar de nombreux autres pays africains, le secteur tertiaire a connu une croissance relativement rapide au cours des dernières années. Le secteur des télécommunications est en plein essor et, avec d’autres secteurs comme la distribution automobile et l’équipement industriel est l’un des moteurs clés des services.

 Le secteur des services contribue à près de 42% du PIB et emploie 46% de la main-d’œuvre.

En pleine reconstruction et aménagement urbain, la capitale économique de la Côte d’Ivoire a besoin de profils techniques et expérimentés. Sur le marché de l’emploi, les ingénieurs et opérationnels tant convoités manquent.

Depuis la fin de la crise ivoirienne, la capitale Abidjan est un grand chantier dans lequel les entreprises investissent. Ce développement de l’urbanisme emporte avec lui celui des secteurs du BTP et de l’industrie. Ces derniers recrutent et tous les corps de métier sont concernés. Du ciment à la maintenance, les entreprises ont des postes à pourvoir sur des métiers opérationnels comme les électriciens, des plombiers, ou encore des techniciens en énergie, spécialisés dans le refroidissement des bâtiments.

Les experts métiers sont également prisés comme les Ingénieurs en génie civil, Ingénieur techniques, Conducteurs de travaux, ingénieurs de production, les Responsables de développement commercial, les Technico-commerciaux, les Contrôleurs de gestion, le Contrôle qualité, et les Chefs de chantier. 

Dans 25 % des cas ces fonctions cadres techniques issues de la production, de la maintenance et de la qualité, sont recherchés par les entreprises qui recrutent.

Des profils en finance, dans le contrôle de gestion, les ressources humaines, le juridique, les systèmes d’information, et la QHSE (Qualité, hygiène, sécurité, et environnement) sont régulièrement recherchés.

En plus de manquer de formation, certains métiers sont dévalorisés. Les volontaires manquent chez les électromécaniciens prisé sur le marché de l’emploi mais bien souvent sous rémunérés.

Enfin les compétences métiers ne sont pas toujours suffisantes. Les grandes entreprises installées en Côte d’Ivoire sont de plus en plus à la recherche de personnes qui veulent s’impliquer dans la vie et l’évolution de la structure.

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